L’Amour Et La Violence

avril 5, 2009
Violens par Josh Rothstein

Violens par Josh Rothstein

Pour continuer dans la série des groupes qui ont inclus les quatre lettres MGMT dans leur plan de communication, voici Violens un quatuor encore une fois de New-York. Le groupe a un peu plus d’un an et est issu du collectif artistique Lansing-Dreiden qui produit des vidéos, dessins, collages, sculptures, fictions littéraires et bien sûr de la musique. Du collectif Violens hérite d’un son poli aux influences new-wave et d’une certaine obsession pour les triangles que l’on retrouve ici de façon déguisée dans la première lettre du nom du groupe. Leur premier EP sort chez Deadly People, jeune label anglais qui a commencé en organisant des soirées et dont, pour le moment, l’unique autre signature est le groupe danois Cartridge. Le parrainage MGMT évoqué plus haut est double puisque le groupe a non seulement été choisi pour les accompagner dans leur tournée mais devrait également se faire remixer par ces derniers.

 Violens - Violens (2009, Deadly People)

Violens - Violens (2009, Deadly People)

Cet EP éponyme contient quatre titres, il débute avec ”Already Over” dont les rythmiques et la voix légérement maniérée rappellent French Kicks et dont les choeurs évoquent une version éthérée de ceux du ”Wishes for Kisses” des Rosebuds sur Make Out (2003, Merge). La musique de Violens est décrite comme la rencontre entre la pop psychédélique des 60s à la Zombies et des productions 80s à la The Smiths, avec ”Spectator & Pupil” la formule fonctionne à merveille. Ceux qui aiment le côté le plus pop d’Animal Collective devraient pouvoir se satisfaire de ”Doomed”. Enfin l’EP se termine avec l’imparable ”Violent Sensation Descends” qui peut être téléchargé sur le site du label ici

Violens - Doomed
Réalisé par Mateo Ramirez

 

Violens - Spectator & Pupil
Réalisé par Alia Raza

Violens - Trance-Like Turn
Réalisé par Alejandro Cardenas

Le groupe passera en France à l’occasion de la tournée Inrocks:
15 Avril @ Ubu, Rennes
16 Avril @ La Maroquinerie, Paris
17 Avril @ Cooperative de Mai, Clermont Ferrand
18 Avril @ Ninkasi Club, Lyon

Six Kinds Of Passion Looking For An Exit

mars 12, 2009

Passion Pit - Chunk of Change

Passion Pit - Chunk of Change

Cet EP est à l’origine un cadeau de Saint Valentin réalisé par Michael Angelakos pour sa petite amie. Séduite elle l’encourage à le partager avec ses amis de lycée. Angelakos a écrit et enregistré seul ce disque. Si la production est amateur et manque un peu de relief, le niveau reste néanmoins très élevés pour de simples démos. Aux Etats-Unis Frenchkiss signe le groupe et sort cet EP en l’enrichissant de deux morceaux ”Sleepyhead” et ”Better Things”. Pour l’Europe c’est Columbia - soit particulièrement inspiré, soit recherchant désespérément à reproduire le coup de MGMT et des Ting Tings – qui récupère le projet. De MGMT, Angelakos a le don pour trouver des mélodies pop à l’efficacité immédiate qu’il embrique dans des chansons electropsychédéliques sophistiquées. Passion Pit, film pour adultes des années 80, devient un quintet quand  Angelakos décide de se produire sur scène. 

 

Passion Pit (c) Elizabeth Weinberg

Passion Pit (c) Elizabeth Weinberg

Dans mon imaginaire musical, Passion Pit incarne la rencontre entre la pop de Moshi Moshi et l’electro de Morr Music, avec un peu de The Unicorns, Tender Forever et Capitol K, et pas mal de MGMT. Les six titres de Chunk of Change ont tous une mélodie entêtante, sont dansants mais conservent une certaine douceur. Les paroles sont parfois un peu candides mais remises dans leur contexte, elles font aussi le charme de l’EP. La voix protéiforme d’Angelakos, qui peut rappeler Merz sur “Cuddle Fuddle”, tire plutôt vers les aigus. Elle se multiplie, sature, et se mêle aux différentes couches de claviers et de rythmes electro.

Passion Pit - Manners

Passion Pit - Manners

Si Chunk of Change était un effort solitaire, qu’en sera-t-il du premier album, Manners, qui sortira le 18 Mai? On sait seulement qu’il contiendra 11 titres dont “Sleepyhead” qui sera le seul morceau en commun avec l’EP. En attendant d’en savoir plus on peut toujours regarder en boucle la vidéo dudit morceaux:

Passion Pit - Sleepyhead
Réalisé par The Wilderness

The Kooks Big Ol’ Bug Is The New Baby Now

mars 10, 2009
Amazing Baby (c) Victoria Jacobs

Amazing Baby (c) Victoria Jacobs

Amazing Baby est un groupe de Brooklyn mais l’aventure commence quelques 180 kilomètres au nord est, à l’université de Wesleyan à Middletown, autour du duo Will Roan (chant) et Simon O’Connor (guitare). Une université qu’ils ont partagé avec leurs amis de MGMT mais ce n’est pas la seule chose qu’ils aient partagée avec le groupe hyperhype ; Simon à joué avec eux sous le nom de Misogynistic Pineapple, ils ont ouvert pour le groupe lors de leur première tournée et on retrouve un certain goût commun pour un neo-psychédélisme mélant pop et progrock. Leur premier EP Infinite Fucking Cross peut-être téléchargé gratuitement depuis le site du groupe. On y trouve les titres “Pump Yr Brakes (Claudius M mix)”, “The Narwhal”, “Supreme Being” et “Head Dress” qui sont tous actuellement en écoute sur leur page MySpace. Le premier titre est mixé par Claudius Mittendorfer (Franz Ferdinand, Mars Volta, Muse…) qui devrait se charger de l’album. Les deux meilleurs titres de cet EP ont chacune une video à apprécier ci-dessous.

Amazing Baby - Head Dress
Réalisé par The Sky Collective

Amazing Baby - Pump Your Brakes
Réalisé par Ben Schechter et Alex Goldberg

Tu Veux Quoi Pour Noël ?

décembre 23, 2008

bbdlm-xmas2008

POPULAR COMPUTER:
“Un gros soleil chaud. Une famille éclatante de bonheur.”
Senso Data (2008, Rise Recordings)

MARIANNE DISSARD:
“A part un tourneur pour la france… je voudrais un boyfriend italien, américain ou irlandais, andalousien ou pourquoi pas alsacien, qui sache jouer de la guitare comme un dieu du jazz et un punk des açores (combinés), qui conduise longtemps et bien et même la nuit en tournée, qui me fasse l’amour à toute heure et dans des endroits surprenants mais aussi familiers (comme l’avant du bus de la tournée), qui sache me composer des chansons mémorables et m’apprendre la guitare avec patience et humour, qui aime les animaux domestiques et sauvages et les enfants, qui aime manger, même de la viande et même des sandwichs mous pour la dixième fois en dix jours dans des arrêts d’autoroute, qui aime boire, surtout de la tequila et souvent du vin, rire et fumer et qui soit plus intelligent que moi sur certaines choses et plus bête que moi sur d’autres, un boyfriend qui soit un ou plusieurs, voilà ce que je veux pour noël, je crois. Enfin, surtout, pour noël, je voudrais un tourneur pour la france.”
L’Entredeux (2008, Le Pop Musik)

DORIAND:
“Une balle-spaghetti lumineuse”
Le Grand Bain (2004, Mercury)

KIM:
“Un aller retour aux usa avec ma meuf”
Don Lee Doo (2008, Vicious Circle)

DJ MEHDI:
“Des chocolats, please”
Lucky Boy At Night (2007, Ed Banger/Because)

MANUEL BIENVENU:
“1976, robert wyatt se retrouve subitement désoeuvré à grog kill studio. pour des broutilles logistiques l’enregistrement de “silence” auquel il était convié a été interrompu au milieu de la première prise – au final ses pistes et celles de kevin coyne seront enregistrées de l’autre côté de l’océan, dans le wiltshire. carla (bley) et michael (mantler) ont dû s’absenter quelques jours et robert est seul dans leur maison attenante au studio. en bas les magnétos chauffent et l’ampli de chris spedding est encore sur ON. pour passer le temps wyatt commence à enregistrer ce qu’il a en tête, avec l’aide d’un assistant ingénieur du son qui reste là pour nourrir le chat en l’absence des propriétaires. à toute occasion le jeune homme propose à robert un nouvel instrument improbable, extrait d’une soupente ou d’un coin de grange. on peut citer un chamberlain détraqué que personne n’utilise (parce qu’il faut corriger le pitch en même temps qu’on le joue), un wurlitzer sideman qui s’avère en parfait état de marche, un orgue falcon, à ajouter au fameux B3 de carla bley et à tous les instruments du studio. pendant trois jours, robert dort peu et achève trois morceaux sans presque s’en rendre compte. quand le lendemain des amis de la maison frappent à la porte, spontanément ils se rendent utiles. gary windo explose un micro allemand lors d’une prise de baryton des enfers, d-sharpe et robert wyatt immortalisent un duo aussi cubain que punk qui entraîne à leur suite, à la basse électrique, steve swallow dans une transe krautienne dont il s’étonne lui-même. l’humeur est folâtre et la cave de grog kill intarissable d’excellents rouges de tous crus. un soir robert dirige pour une courte pièce instrumentale qu’il intitule mentalement “speechless”, un orchestre bas-rock composé de tous les musiciens des alentours (dont roswell rudd, passé chercher du poivre et charlie haden, venu emprunter un bouquin), quand la production revient inopinément et se joint à la party. carla fait la choriste sur le final d’une chanson drôlement intitulée “ghrbzdg” et michael étire un ré vibrant sur les six minutes trente d’une construction harmonique dont robert wyatt à la magie. au matin, il faut prendre des décisions, robert est raccompagné à l’aéroport tandis que les bandes, rapidement remplacées par des neuves, sont abritées dans un coffre à jouet où, entre un train électrique et une coiffe cheyenne, le projet de les mixer se fait doucement mais totalement oublier avec elles pendant 30 ans. retrouvées, mixées à willow puis masterisé à new york en juillet 2008, le disque sort enfin sur le label WATT le 22 décembre 2008 (XTRA-WATT 13, distrib. ECM) avec tellement peu de promo qu’au moment ou je déchire le papier cadeau, je n’en ai encore jamais entendu parler.”
Bring Me the Head of Manuel Bienvenu (2007, Memory Lab)

JAMES PANTS:
“Une nouvelle chèvre”
Welcome (2008, Stones Throw)

MAYER HAWTHORNE:
“Je suis juif donc je ne fête pas Noël – mais pour Hanoucca je voudrais 8 nuits brûlantes avec Adriana Lima.”
Just Ain’t Gonna Work Out (2008, Stones Throw)

DÂM-FUNK:
“Une projection astrale ‘prolongée’ vers une autre dimension afin d’écouter de la musique que je n’aurais jamais même imaginer pouvoir être créée. Alors, je pourrais la ramener (la musique) et la mixer à mon Funk, puis la partager avec ‘notre monde’ pour qu’il puisse en profiter.”
Burgundy City (2008, Stones Throw)

ADAM KESHER:
“Pour noël, je veux le même repas que celui de l’abbé dans Calmos de Blier.”
Heading For The Hills, Feeling Warm Inside (2008, Disque Primeur)

HARMONY KORINE:
“Pour Noël tout ce que je veux c’est me taper une brésilienne avec un cul énorme. Vu que je suis marié ça ne risque pas de se produire. Je me contenterai d’un peu d’egg nog et de la lecture de l’intégrale de  l’histoire des sauveteurs homosexuels en Amérique.”
Mister Lonely (2007)

VANDAVEER:
“Vandaveer ne veut vraiment qu’une seule chose pour Noël — une carabine officielle Red Ryder à air comprimé 200 coups (BB Gun) avec une boussole dans le manche, et cette chose qui donne l’heure” (ndr: citation tirée du film A Christmas Story réalisé en 1983 par Bob Clark)
Grace & Speed (2007, Gypsy Eyes – 2008, Alter K)

THE DELANO ORCHESTRA:
“Un piano, une date aux nuits botaniques, une guitare, un home studio, un I pod, une tournée au Japon, un dictaphone, un jean, un sac à dos, une caméra, un mini pc portable ou une mandarine.”
A Little Girl , A Little Boy, and all the Snails they have Drawn (2008, Alienor)

ARNOLD TURBOUST:
“LA PAIX…”
Toute Sortie Est Définitive (2007, Encore Merci)

DAVID GRUBBS:
“Pour Noël je voudrais une semaine avec absolument rien à faire à part jouer de la musique et réflechir à mon prochain album. Une seule semaine!”
An Optimist Notes The Dusk (2008, Drag City)

Dominique Keegan de THE GLASS:
“Une nouvelle souris”
Couples Therapy (2007, Plant)

Ben Ellis de BROOKLYN:
“Un koala qui parle quatre langues et qui fait le café : )”
Clandestine (2008, Ctrl Alt Del)

TENDER FOREVER:
“Pour Noël, cette année je veux un nouveau coeur”
Wider (2007, K/Vicious Circle)

Fatlip de THE PHARCYDE:
“Je veux que le Body Shop d’Hollywood réouvre ses portes”
(ndr: Rick Ross me précise que le Body Shop est l’un des plus vieux clubs de striptease du Sunset Boulevard et qu’il a brulé la veille de ma question)
The Pharcyde Bobby Evans Mix (2009, Delicious Vinyl)

BABY DEE:
“Mes dents de devant ou les sept mille dollars que ça coûtera pour les avoir”
Safe Inside The Day (2008, Drag City)

RONE:
“Des draps qui chauffent
In pistolet à gauffres
Un avion pour deux
Et nous serons heureux…”
(ndr: extrait de ”La Complainte du Progrès” de Boris Vian)
Bora (2008, InFiné)

Stef Kamil Carlens de ZITA SWOON:
“Je veux pour Noël un cerf-volant résistant aux ouragans.”
Big Blueville (2008, Chikaree/Bang)

LANOIRAUDE:
“Pour Naouelle, je voudrais un GROS préampli à lampes pour réchauffer mon appart pendant l’hiver. Au moins 6 numéros gagnants du Loto de fin d’année et l’intégrale de Daniel Guichard en Blueray.”
Safari Through Unusual Layers (2007, Dialect)

MUNK:
“Je veux que Sarkozy, Merkel et Berlusconi démarrent un groupe ensemble. Carla pourrait leur donner quelques cours vocaux et s’ils veulent je les signe sur mon label Gomma. Pour un deal album à 150. Pour qu’ils fassent un peu de place à des personnes plus intelligentes sur la scène politique et que Gomma ait un groupe pour la nouvelle et future SCENE ROCK ADULTE.”
Cloudbuster (2008, Gomma)

RUBIN STEINER:
“Je vais faire une réponse de papa, mais c’est vrai que Noël c’est avant tout pour les enfants, et c’est dur de ne pas les gâter. Donc le bonheur de ma fille sera mon cadeau. C’est rock n’roll comme réponse ça ! Yeah.”
More Weird Hits! (2008, Platinum)

BLACKJOY:
“Pour Noël je veux un OBX Oberheim”
Time (2007, Project)

88-KEYS:
“Trois choses: 1. Un graveur CD SCSI 2. Un lecteur Zip Iomega 250 3. Un Polo Ralph Lauren de la collection Holdiday ’08 “Call of The Wild”.”
The Death of Adam (2008, Decon)

HAUSCHKA:
“Hauschka veut pour noël un nouveau t-shirt CBGB et un costume.
Il veut vivre dans une maison avec son propre réservoir à eau et sa propre production d’énergie.
Il veut vivre indépendant et faire pousser sa propre nourriture.
Il veut un phare pour son vélo et vivre sans voiture.
Il ne veut plus aller dans les supermarchés.
Il souhaite avoir la paix.”
Ferndorf (2008, Fat Cat)

Dan Workman de TEN KENS:
“Une vraie démocracie chinoise”
Ten Kens (2008 , Fat Cat)

LUKE DOUCET:
“Je ne veux rien pour Noël, absolument rien. D’aussi loin que je m’en souvienne, je me rendais compte de la commercialisation grossière de la célébration de la naissance du Christ (que je ne célèbre pas, soit dit en passant), mais, j’y ai toujours participé, tout en sachant que c’était à l’encontre de mes principes. J’essaye à encourager les gens de mon entourage à rediriger cette énergie vers d’autres activités telles que des occasions de partager des repas et de la conversation, ou à faire des dons à leurs oeuvres charitables préférés. S’il faut absolument dépenser à Noël, mieux vaut dépenser pour ceux qui en ont vraiment besoin. Je comprends très bien l’excitation des enfants pour les cadeaux, mais en tant qu’adulte, je pense pouvoir très bien m’en passer. La saison des fêtes est parfaite pour célébrer en famille et pour réfléchir sur l’année qui se termine, mais je préférerais que ça se fasse sans toute cette agitation qui a accaparer Noël lors du dernier siècle. Pendant cette période de crise économique, tout le monde cherche pour les moyens de changer nos attentes et nos habitudes financières. Pour ceux d’entre nous qui sont sensibilisés aux excès de Noël, voilà sûrement le temps propice pour faire de ces changements chez nous.”
Blood’s Too Rich (2008, Six Shooter)

SPECK MOUNTAIN:
“Nous aimerions que le Père Noël nous apporte un nouveau Van Dodge Sprinter pour que Speck Mountain puisse tourner avec.”
Summer Above (2007, Burnt Brown Sounds – 2008, Peacefrog)

FREDERIC LO:
“Le père Noël est vraiment trop cool, il m’a déjà offert un magnifique tableau de Julien LANGENDORFF…”
Les Anges de Verre (2000, Mercury) (ndr: Frédéric a composé, arrangé et co-produit le nouvel album de Daniel Darc Amours Suprêmes sorti le 14 Janvier 2008)

THE AGENCY:
“Pour Noël, The Agency aimerait recevoir une armée de Robots Elephants fixés au sommet d’une montagne mobile jaune ( et de quelques arbres noirs en forme de pied). A part cela, nous ne cracherions pas sur un échantillon de l’espèce des “Ambulis-Nagandis”: il s’agit de poissons pourvus de jambes qui se protègent de l’océan avec des parapluies. Enfin, et en vrac: un encensoir espagnol du XVIIème siècle, la première balancoire jamais inventée, un dirigeable en état de marche, une réplique en gelée rose de l’escalier à double-révolution de Léonard de Vinci , des doigts de rechange, un miniphone, un couple de lapins aveugles basketteurs, une tête de buffle dans du formol, le pénis de Raspoutine, une carte de la lune pré-1700, une guitare-clavier en forme de batterie, une vieille femme bleue, des gilets à main, une grue et l’homologation du “Paris-Drakkar”( une course avec des participants vikings- qui incluerait viols et pillages- au sein de notre merveilleuse capitale). Merci Cher Babdadoui-Poltek ( l’équivalent du Père noel au kiwiland) de satisfaire à tous nos besoins, même les plus humbles.”

SOURYA:
“Une TR 808, une TR 909, une TB 303, un MS20, une console SSL 48 voies et des racks de compresseurs à n’en plus finir. Et une piece pour mettre tout ca.”
Dawdlewalk (2009, Ctrl Alt Del)

Damien Tonner de THE PHANTOM BAND:
“Que Ringo recommence à signer des trucs”
Checkmate Savage (2009, Chemikal Underground)

Gerry Hart de THE PHANTOM BAND:
“Je voudrais une  Aston Martin Vantage – une vieille, et être James Bond  ou Henrik Larsson il y a 10 ans. J’aimerais aussi faire la première partie des  Super Furry Animals aux Barrowlands de Glasgow, mais ce que je veux vraiment c’est la reformation des Delgados.”
Checkmate Savage (2009, Chemikal Underground)

FRACTION:
“Je suis récemment passé de l’autre côte de la barrière. De ce côté ci, on ne veut plus rien pour soi, on ne fait que acheter pour le ptit!!!! Mais quand même, comme je l’ai lu dans l’entête, j’aimerai vraiment avoir  Harmony Korine à la réalisation de la video de mon prochain maxi!! eh eh!”
Superposition (2008, InFiné)

Sophia Knapp de LIGHTS:
“Ce Noël je veux voir ma famille en Californie et en taper cinq à Jésus”
Lights (2008, Language of Stone)

CUBENX:
“Je veux des bonbons… et un synthé Dave Smith Evolver”
The Cold Swells (2008, Static Discos)

EXSONVALDES:
“Pour Noel, facile : je veux une chronique de mon disque sur Pitchfork ;-)
Near The Edge of Something Beautiful (2009, Volvox Music)

PRINCIPLES OF GEOMETRY:
“A supa PoG Vhsesque Ident” (ndr: alors là je n’ai pas tout suivi mais je recommande chaudement leur deuxième album feat. Sébastien Tellier)
Lazare (2007, Tigersushi)

Kieran Duffy de UNTITLED MUSICAL PROJECT:
“Etre téléporté à Noël 1996 pour que je puisse profiter de la charmante petite chansonette ”Rock ‘n’ Rollin’ Christmas” une dernière fois. Sans la peur d’une exécution publique.” (ndr: un morceau de Shawn Harvey aka Ricky Fentone sorti sur une cassette EP du même nom en 97)
Untitled Musical Project (2007, Tigertrap)

LITTLE BOOTS:
“Pour Noël je voudrais un keytar Moog Liberation vintage.
ou une harpe laser.”
Arecibo (2008, I Am Sound)

ANGIL & THE HIDDENTRACKS:
“Un dictionnaire.”
Oulipo Saliva (2008, Chemikal Underground)

OLIVIER LIBAUX:
“Cette année, le Père Noël est passé un peu plus tôt que prévu, en m’offrant un cadeau inédit vers la mi-décembre: une reprise, une cover d’une de mes chansons. Moi qui passe beaucoup de temps à reprendre les chansons des autres, ça m’a fait plaisir, et puis c’est la première fois que ça m’arrive. Alors voilà, cette reprise s’appelle “La Heroina”, c’est une adaptation en espagnol de ma chanson “L’héroïne au bain”, et ça a été très joliment enregistré par un excellent groupe pop hispanique qui s’appelle Las Escarlatinas.  Je vous conseille vivement d’écouter ça. Joyeux Noël à tous.” (ndr: le site de Las Escarlatinas)
Imbécile (2007, Discograph)

FRIGHTENED RABBIT:
“Cette année, je voudrais avoir beaucoup de cocktails de crevettes.”
The Midnight Organ Fight (2008, Fat Cat)

LUCY AND THE POPSONICS:
“Nous adorerions trouver la légendaire mixtape perdue des groupes du début des années soixante d’Andy Warhol”
A Fábula (Ou A Farsa?) De Dois Eletropandas (2007, Monstro Discos – 2009, Nacopajaz)

free_high_five

It’s Christmas So We’ll Stop

décembre 19, 2008
Frightened Rabbit - It's Christmas So We'll Stop (2008, Fat Cat)

Frightened Rabbit - It's Christmas So We'll Stop (2008, Fat Cat)

Le label Fat Cat ressort sur 7” le single de Noël des écossais de Frightened Rabbit ”It’s Christmas So We’ll Stop”. Cette version de 2008 a été remixée par David Karsten Daniels qui a sorti Fear of Flying cette année sur le même label.  David a enrichi l’instrumentation en ajoutant cuivres, cordes, flûtes, pinao et… une chorale. En face B on trouve une jolie gravure reprenant les motifs de la pochette réalisée par Scott Hutchison, le meneur de la formation, qui dessine l’ensemble des pochettes du groupe.

The Twilight Sad A Du Goût

décembre 8, 2008
The Twilight Sad - The Twilight Sad Killed My Parents And Hit The Road (2008, Fat Cat)

The Twilight Sad - The Twilight Sad Killed My Parents And Hit The Road (2008, Fat Cat)

Les écossais de The Twilight Sad, à l’occasion de leur tournée européenne avec Mogwai, ont réalisé ce mini album qui compile inédits, instrumentaux, reprises et titres live. Si le visuel de ce disque présenté dans une simple pochette cartonnée reprend l’univers graphique développé autour de l’album Fourteen Autumns & Fifteen Winters (2007, Fat Cat), la référence à Sonic Youth passera difficilement inaperçue.

Le tracklisting est le suivant:
01. Walking For Two Hours
02. That Summer, At Home I Had Become The Invisible Boy
03. Untitled #28
04. Cold Days From The Birdhouse
05. And She Would Darken The Memory
06. Twenty Four Hours – reprise de Joy Division
07. The Wealther Is Bad
08. Half A Person - reprise des Smiths
09. Untitled #27
10. Modern Romance – reprise des Yeah Yeah Yeahs
11. I Was Hoping Winter Was Over

Sonic Youth - Goo (1990, DGC/Geffen)

Sonic Youth - Goo (1990, DGC/Geffen)

Goo est un classique de 1990 du groupe culte  Sonic Youth dont la pochette a été réalisée par Raymond Pettitbon, artiste né en 1957 à Tucson dans l’Arizona qui s’est fait connaître grâce à ses dessins lors de l’émergence du mouvement punk.

Fous Ta Cagoule

décembre 5, 2008
Cagoule Tigersushi

Cagoule Tigersushi

Vous prévoyez une attaque à main armée d’un grand magasin de jouets  mais souhaitez rester élégant en toutes circonstances? Tigersushi a la solution… avec une cagoule à l’effigie de leur célèbre petit tigre! Le site dédié à la ligne créée par le label n’est pas encore en ligne mais, en attendant, les produits sont disponibles sur le Tigersushi Furs Temporary Shop ou à la boutique au 27, rue Saint Onge Paris 3e. On y trouve notamment des t-shirts réalisés par Mathieu Mercier, Pierre La Police et Charles Berberian, mais aussi des t-shirts des groupes maison comme Poni Hoax ou Principles of Geometry. Ca n’a pas l’air d’être mentionné sur le site mais pour l’achat de trois t-shirts la cagoule est offerte !

T-Shirts Tigersushi

T-Shirts Tigersushi

A Cross The Universe

novembre 22, 2008

En Octobre 2007 sortait Mac OS X 10.5 Leopard d’Apple qui partait à la conquête du temps et de l’espace; du temps par un système de backup et de l’espace par une gestion multi-fenêtre de l’écran. Pour illustrer le concept la boite de la mise à jour de l’OS et le fond d’écran par défaut prenaient les couleurs rosatres d’une vue de l’espace. Sachant que les graphistes travaillent principalement sous Mac, il est probable que certains aient été influencés inconsciemment par cet univers graphique séduisant. La fascination pour l’espace n’est pas pour autant si récente; petit rétrospectif des plus belles pochettes du genre. 

Little Boots - Meddle (2008, 50 Bones)

Little Boots - Meddle (2008, 50 Bones)

Halo galactique. Le premier disque solo de Victoria Hesketh des Dead Disco en tant que Little Boots est un 7” vert sorti chez 50 Bones avec en face A le titre ”Meddle” et en face B son remix par Toddla T  que vous pouvez écouter ici: Little Boots – Meddle (Toddla T remix)

Little Boots - Meddle (2008, 50 Bones)

Little Boots - Meddle (2008, 50 Bones)

Limité à 300 copies ce vinyl est agrémenté de décalcomanies ! L’anglaise désormais signée chez Atlantic s’est d’abord fait connaître a travers des reprises déjantées jouées au MicroKorg ou plus récemment au Tenori-On à voir sur YouTube

Little Boots - Arecibo (2008, I Am Sound)

Little Boots - Arecibo (2008, I Am Sound)

Le maxi Arecibo, qui vient de sortir aux Etats-Unis chez I Am Sound, est produit par Joe Goddard de Hot Chip et Greg Kurstin de Bird And The Bee. Un 12” disco-pop-dance qui propose les titres ”Stuck On Repeat”, ”Meddle”, ”Stuck On Repeat (Fake Blood Remix)” et ”Meddle (Ebola Remix)”.  

Little Boots by Chrissie Abbott

Little Boots by Chrissie Abbott

Tout l’univers visuel de Little Boots a été réalisé par Chrissie Abbott, dont il faut absolument visiter le blog. Si vous aimez son travail vous adorerez les fonds d’écran Little Boots à télécharger ici et .

Midnight Juggernauts - Road to Recovery (2007, Institubes)

Midnight Juggernauts - Road To Recovery (2007, Institubes)

Matière sombre. Ce trio australien Midnight Juggernauts  joue une pop-electro psychédélique qui se fait parfois atmosphérique, parfois dansante. Ce 12” sorti chez Institubes contient les morceaux ”Road to Recovery” et ”Tombstone” ainsi que le remix de ce dernier par Popular Computer. La pochette a été réalisée par Jean-René Etienne l’un des co-fondateurs du label. Ce dernier nous autorise à mettre Midnight Juggernauts – Road to Recovery (edit), on prend et on dit merci.

Midnight Juggernauts - Road To Recovery (2007, Institubes)

Midnight Juggernauts - Road To Recovery (2007, Institubes)

Parmi leurs faits d’arme ils ont entre autre remixé !!!, Sébastien Tellier et CSS, se sont fait revisiter par M83, Grandmaster Flash et Danger, et ont joué avec Bloc Party, Justice et Scissor Sisters.

Midnight Juggernauts - Road To Recovery Remixes (2007, Institubes)

Midnight Juggernauts - Road To Recovery Remixes (2007, Institubes)

Ce 12” dont la pochette est également réalisée par JR Etienne nous emmène en Allemagne avec un remix de D.I.M. puis aux Etats-Unis, à Brooklyn plus précisement, avec un remix de Curses! D.I.M. c’est Andi Meid moitié de Puzique (l’autre moitié étant Alexander Ridha de Boys Noize). Quant au new-yorkais Luca Venezia, plus connu sous le nom de Drop The Lime, il a déjà sorti un 12” chez Institubes en 2007, le vampirique Hungry For Love et il devrait prochainement sortir son nouvel EP sur ce même label.

Midnight Juggernauts - Road To Recovery Remixes (2007, Institubes)

Midnight Juggernauts - Road To Recovery Remixes (2007, Institubes)

Même les verso de ces maxis sont réussis ! 

Midnight Juggernauts - Into The Galaxy (2008, Institubes)

Midnight Juggernauts - Into The Galaxy (2008, Institubes)

Le titre de ce 12” colle parfaitement à la thématique de ce post. Rcrdlbl offre deux des titres de ce maxi en téléchargement, ceux des français Danger et Chateau Marmont (quatuor parisien que j’aime beaucoup). Ces derniers devraient aussi avoir droit à leur maxi chez Institubes. Après avoir créé gratuitement un compte, il suffira d’aller ici pour récupérer les morceaux. Il y a plein de bons morceaux à télécharger légalement et leur podcast vaut aussi le détour. Il faudra quand même acheter le maxi pour se procurer la version originale de ”Into the Galaxy” ainsi que son remix par Metronomy. Into The Galaxy est le deuxième single extrait de l’album Dystopia (2008, Siberia/Astralwerks) et son artwork est crédité House of Kids où l’on retrouve JR.

Dâm-Funk - Burgundy City (2008, Stones Throw)

Dâm-Funk - Burgundy City (2008, Stones Throw)

Voie lactée. Cette pochette a été réalisée par Jeff Jank aka Captain Funkaho, le graphiste attitré de Stones Throw. Ce 12” de Dâm-Funk offre deux nouveaux morceaux ”Burgundy City” et ”Galactic Fun”, plus leur version bonus beat. Deux titres qui viennent enrichir une discographie encore toute jeune, on lui connaît le remix du ”Burn Rubber” de Baron Zen et le morceaux ”Sidewayz” que l’on peut trouver sur la compilation de Peanut Butter Wolf 2K8 B-Ball Zombie War (2007, Stones Throw) aux cotés entre autres de Madlib, Quasimoto, Percee P et Guilty Simpson. Après Mayer Hawthorne et Koushik, le label californien Stones Throw nous offre ce titre: Dâm-Funk – Sidewayz. Avec son équipement vintage et ses harmonies spatiales, ce DJ de Los Angeles roi de l’électro-funk, du boogie et de la soul envoie des beats sidérants et un funk intersidéral…

Flying Lotus - Reset (2007, Warp)

Flying Lotus - Reset (2007, Warp)

Hyperespace. Après 1983 (2006, Plug Research) et en prélude à son second album Los Angeles (2008, WarpFlying Lotus présentait l’année dernière le EP Reset. Flying Lotus c’est le californien Steven Ellison, le petit neveu d’Alice Coltrane mais l’individu n’a pas besoin de lettre d’introduction sa musique fera amplement l’affaire. L’homme est réputé pour ses beats hip-hop, ceux-ci fricotent avec l’electro et du hip-hop qui part en vrille ça donne du trip-hop. La pochette de Los Angeles rappelle d’ailleurs un peu celle de Mezzanine de Massive Attack. Flying Lotus donne un second souffle à une scène quasi éteinte en digérant à la perfection les derniers courants electro; le EP Reset vient placer la barre du genre très haut. L’actualité de FlyLo c’est un nouveau maxi sorti en début de semaine et pour célébrer ça Warp nous offre le dernier titre du 12”: Flying Lotus – Secrets [Soundmurderer refix]

Popular Computer - Senso Data (2008, Rise Recordings)

Popular Computer - Senso Data (2008, Rise Recordings)

Supernova. Senso Data premier album de Popular Computer sort le 24 Novembre chez Rise Recordings. La pochette et son exceptionnel packaging sont le fruit du travail de //DIY. J’en parle plus longuement ici. Et comme le label vous aime bien, après le ”Lost & Found” feat. Pacific! il vous offre cette fois le titre ”Missing in Action” : Popular Computer – Missing In Action

Kap10Kurt - Dangerseekers (2008, Plant Music)

Kap10Kurt - Dangerseekers (2008, Plant Music)

Astéroïde. Un picture disc 12” de Kap10kurt sorti chez le label américain Plant Music dont le fondateur, Dominique Keegan, est aussi derrière le projet The Glass avec DJ Wool. On trouve également sur ce label new-yorkais le danois Kasper Bjørke et l’américain Tittsworth dont l’album Twelve Steps sorti récemment regroupe des featuring de Kid Sister, Nina Sky, Pitbull, The Federation et DJ Assault. Pour revenir à Kap10kurt (que vous prononcerez à l’anglaise sinon le jeu de mot ne fonctionne pas!) et son magnifique picture disc (un pléonasme?), le titre “Dangerseekers” y est remixé par Tepr, la star japonaise Shinichi Osawa et par Rolf Honey qui n’est autre que Rolf Z. et Yuksek. Et comme le son c’est toujours plus sympathique avec des images, pour découvrir le morceaux je vous conseille d’aller voir la video de Dangerseekers réalisée par le collectif français The Holograms.

Shalabi Effect - Shalabi Effect (2000, Alien8)

Shalabi Effect - Shalabi Effect (2000, Alien8)

Constellation. Entre 2000 et 2005 Shalabi Effect a sorti quatre disques sur le label canadien Alien8, pourvoyeur de groupes avant-gardistes et expérimentaux depuis 12 ans. On y trouve l’un de mes groupes préférés, les feux The Unicorns mais aussi Polmo Polpo, Hrsta ou Set Fire To Flames. Ce double album éponyme est le premier de la discographie d’un groupe dont la formation aura subi plusieurs mutations au fil des ans. Shalabi Effect évolue entre post-rock aux influences orientales et expérimentations psychédéliques, entre vision chamanique et improvisations libres.

William Hooker & Lee Ranaldo - The Celestial Answer (2005, Table of the Elements)

William Hooker & Lee Ranaldo - The Celestial Answer (2005, Table of the Elements)

Amas stellaireThe Celestial Answer est la rencontre de William Hooker et de Lee Ranaldo chez Table of the Elements. Lee Ranaldo dont la discographie semble exponentielle est connu comme le co-fondateur du groupe culte Sonic Youth, William Hooker est un musicien free jazz. The Celestial Answer n’est pas leur première rencontre puisque l’on peut les retrouver dans le groupe Text of Ligth, créé à l’origine pour illustrer live par des improvisations les films de Stan Brakhage, un réalisateur américain expérimental dont la filmographie débute en 1952 et prend fin l’année de son décès en 2003, laissant ainsi derrière lui plus de 300 films.

Akron/Family - Meek Warrior (2006, Young God)

Akron/Family - Meek Warrior (2006, Young God)

Résonance orbitale. En 2004 Akron/Family se faisait signer chez Young God, le label créé par Michael Gira, ex-Swans et actuel Angels of Light. On lui doit notamment d’avoir découvert Devendra Banhart et donc Akron/Family avec lesquels il a partagé un album. Sur Meek Warrior le quatuor se fend de sept morceaux orientés néo-folk psyché. En réécoutant rapidement l’album je me rends compte que Rubin Steiner reprend quelque peu à son compte, certainement inconsciemment, le passage mélodique à défaut de refrain de ”Blessing Force” sur son single ”Another Record Story” extrait de Weird Hits, Two Covers & A Love Song (2008, Platinum).

Birushanah - Akai Yami (2008, Level Plane)

Birushanah - Akai Yami (2008, Level Plane)

Vent solaire. Les six japonais de Birushanah combinent metal et musique traditionnelle japonaise chez Level Plane pour un voyage forcément expérimental.

Racebannon - First There Was The Emptiness (2000, Level Plane)

Racebannon - First There Was The Emptiness (2000, Level Plane)

Nuage interstellaireFirst There Was The Emptiness de Racebannon est sorti en vinyl chez Level Plane en 2000 puis sur CD chez Secretly Canadian cinq ans plus tard. Comme Birushanah, le groupe se compose de six membres et comme Birushanah, il joue un metal à tendance expérimentale. Leur dernier album Acid Or Blood est sorti en Août chez Southern

Ecstatic Sunshine - Living (2007, Wildfire)

Ecstatic Sunshine - Living (2007, Wildfire)

Géante bleue. Cet EP d’Ecstatic Sunshine est sorti chez Wildfire. Compagnon de label Dan Deacon, Matthew Papich a partagé la scène avec The Death Set et nomme Glenn Branca parmi ses influences, trois excellentes raisons pour aller jeter une oreille à ses expérimentations qui navigue dans les eaux calmes d’une musique minimaliste et ambiante, et débouche parfois sur des torrents post-punk.

Computer Assisted Sunset

novembre 17, 2008
Sylvain Dalido (credits Rob6)

Sylvain Dalido (credits Rob6)

Cette année le Père Noël sera un peu en avance car exactement un mois avant Noël sort le premier album de Popular Computer chez Rise Recordings. Derrière le nom de Popular Computer se cache le parisien Sylvain Dalido que l’on avait pu repérer chez Kitsuné, dès 2005 avec la compilation Kitsuné X, puis la même année avec l’EP ”I Can’t Forget You”. Il faut faire un bond de trois ans pour retrouver une sortie de Popular Computer en nom propre, d’abord chez Arcade Mode sur un 7” bleu partagé avec Scenario Rock, puis chez Rise avec le maxi 12” ”Lost & Found” où le titre y est décliné en quatre versions; la version originale, un remix de Sweetlight, un remix de Shinichi Osawa et un featuring de Pacific! Si l’attente valait la peine, ces trois années n’ont pas été consacrées uniquement au peaufinement de l’album : PC s’est fait remarquer avec plusieurs remixes… rien de moins que Midnight Juggernauts, MyloNew Young Pony ClubPacific!, Lo-Fi-FnkThe Whip et Digiki.

Popular Computer - Senso Data (2008, Rise Recordings)

Popular Computer - Senso Data (2008, Rise Recordings)

Si je ne devais utiliser que deux adjectifs pour qualifier ce premier album je choisirais élégant et mélodique. Album électro  composé avec une approche pop, Senso Data fait effectivement la part belle aux mélodies. L’electro y est down-tempo et retro-futuriste, la pop douce et nostalgique. Jouer Senso Data c’est prendre le risque de provoquer une cassure spatio-temporelle; on danse en apesanteur et au ralenti. Les morceaux sont immersifs et nous entraînent dans une autre dimension. Si l’aspect mélodique de l’album est une réalité concrète, l’élégance est une sensation plus subjective qui se dégage à la fois de la production et des sonorités de l’album. Ce qui assure le bon maintien de Senso Data c’est la constance dans la qualité des titres mais c’est aussi la capacité de DALIdo à ne pas tomber dans l’excès, quelque soit la direction prise on reste à chaque fois dans la subtilité, la nuance et le parfait dosage. Si j’aime autant cet album c’est aussi parce que malgré son caractère poppy et catchy il en émane quelque chose d’assez sombre.

 

Sylvain Dalido (credits Rob6)

Sylvain Dalido (credits Rob6)

Senso Data commence avec la douceur synthétique du lancinant ”Subject to Love”. Lui succède le gentiment entraînant ”Missing in Action”, puis le brillant ”Girl(s)”. Avec des voix traffiquées limite robotiques et des passages épurés on pense parfois à la scène allemande réhaussée des couleurs de la neo French touch. Les morceaux prennent parfois des teintes house mais sans être trop soulful comme avec ”Darling”. Vient ensuite le premier single extrait de l’album, “Lost & Found”,  que vous pouvez juger de par vous-même ici: Popular Computer – Lost & Found (avec l’aimable autorisation de Rise Recordings). Le sixième morceau révèle une autre facette de Popular Computer, ”An @nswer” a effectivement quelque chose de plus immédiat, plus brut. Déclaration d’amour à la musique d’un individu que l’on imagine cloitré chez lui derrière son ordinateur une bonne partie de la journée… et de la nuit, ”Otaku” reprend la ligne générale de l’album. Après ”SumMary” et ses voix planantes, arrive le murmuré ”I’m On the Line” avec ses claps et sons japonais. Puis vient le robotique ”Di Solito” qui est certainement une référence directe à l’Italo Disco. Même si on est radicalement éloigné de l’univers electropunk ludique de Crystal Castles, Senso Data me fait parfois penser à leur excellent album éponyme. Le closer ”Schizo Time” a ainsi un air lointain avec ”Crimewave”.

Cet album dégage un véritable magnétisme et s’écoute inlassablement, mais comme le prouvent les photos ci-dessous, il n’y pas que la musique qui a de l’allure.

Popular Computer - Senso Data (déballage partie 1)Popular Computer - Senso Data (déballage partie 2)Popular Computer - Senso Data (déballage partie 3)Popular Computer - Senso Data (déballage partie 4)Popular Computer - Senso Data (déballage partie 5)Popular Computer - Senso Data (déballage partie 6)

Le packaging réalisé par le duo //DIY se monte pour former un crystal noir. Le cd est également entièrement noir. Le motif noir et blanc intérieur rappelle les pochettes des premiers maxis 12” de Rise de Yuksek, Klanguage et ALB réalisées par Akroe. La seule fois où j’ai eu un packaging à monter entre les mains c’était le Tulsa for One Second de Pulseprogramming sorti chez Aesthetics en 2003 qui peut prendre la forme d’une maison. Après le Mange-Disque en plastique orange thermoformé d’ALB, Rise renouvelle son coup de maître avec cette deuxième sortie.

Pour terminer posons quelques questions à l’artiste:

Ton premier album sort dans une semaine, peux-tu nous en dire un peu plus sur la genèse qui semble avoir été longue et laborieuse ?
Il est vrai que depuis les compilations de l’eau a coulé sous les ponts ;) En gros rien n’a été laborieux si ce n’est d’attendre patiemment de trouver le bon partenaire pour le sortir. Marc Linet de Rise Recordings est tombé amoureux de ma musique et moi de son ambition. Il a fallu quand même prendre le temps encore de se connaître. En réalité je crois que nous avançons au bon rythme, à la vitesse normale. Je ne sais qui ou quoi impose un tempo supérieur ? Peut être que l’homme essaie à présent d’aller aussi vite que l’ordinateur pour essayer de le dominer à nouveau. Il faut écouter « Schizo Time » sur l’album il sonne comme ça ! Bref ! Senso Data est un peu fait de ce thème mais aussi de nostalgie. Il exprime une certaine sensibilité, et désire volontairement mettre du sens dans les données. Depuis quelques semaines Senso Data est devenu un objet que Marc appelle le « black Crystal ». Les graphistes //DIY et Marc ont totalement réinterprétés au dernier moment le discours que l’on avait sur le disque, objet de fantasmes : « Au temps de PC la musique se trouve dans la nature . Le quartz , un baladeur mp3 organique, se ramasse en forêt. Mais sa vibration peut être d’une intensité extrême… » Et moi j’ai l’habitude de dire que de composer sur un ordinateur de capacité moyenne, cela me permet de tout contrôler virtuellement, sans hardware… « Et Popular Computer est né. comme une pépite de cristal, je n’avais plus qu’à ramasser la musique qui jaillissait du sol. » Donc le CD et son emballage traduise 90% de ce que l’on veut transmettre… Tout ceci à l’air très sérieux je sais et je vous assure, j’aurais préféré sortir ce disque à l’aube de mes 50 ans :)

Quelles sont tes références musicales et autres ?
J’aime les hits incontournables en vrac ce qui me vient à l’esprit, Grauzone « Eisbar », Y.M.O « Mad Pierrot », des choses plus calmes Gainsbourg « Kiss me Hardy », Erik Satie, «Steve McQueen » des Prefab, Roxy Music… En littérature j’aime beaucoup Robert Walser, Nicholson Baker et Jim Harrison… Le théâtre et le cinéma, tous les génies quoi !

Tu t’es fait remixé par Shinichi Osawa sur ton maxi Lost & Found et il t’a invité à jouer le 29 Novembre au Womb à Tokyo; parle nous un peu de ta relation avec lui. Avez-vous d’autres projets à venir ?
Je ne le connais que par Internet et nos échanges de mails. Il a l’air vraiment très sympa, posé et respectueux. On va déjà se rencontrer pour de vrai. Par la suite on verra bien. J’ai remixé Star Guitar que vous pouvez découvrir sur son album/compilations/remixes « The One+ ». Avec le disque, il y a 1dvd. Shinichi Osawa m’impressione.

En parlant du live tu te fais assez rare et quand tu joues tu le fais à Tokyo! Prévois-tu de tourner en France ?
Je n’ai pas une seconde pensé à faire du live. Popular Computer est virtuel depuis le début. Mais jouer à Tokyo c’est autre chose. J’ai le sentiment d’être un peu plus désiré. C’est dingue car je n’ai rien fait encore de prolifique pour mériter cette invitation. Je vais pouvoir interpréter Senso Data… Je n’ai aucun projet de tourner en France. Je ne suis pas convaincu que les Français et son industrie musicale ont un rapport sain et détendu avec la musique électronique de toute façon, c’est peut être une qualité ;) Et puis je ne sors pas un disque pour conquérir le monde, quoique ;) Ca fait rager certains de mes partenaires. Du coup on a l’impression que tout ceci prend du temps et est laborieux… en contrepartie je reste totalement libre… Pour être plus positif disons qu’une tournée s’organise en France…

Quel est ton dernier coup de coeur ?
L’album de PNAU. Mr Oizo revient avec un album de dingue, il est fantastique! Le roman de Jean louis Fournier « Où on va papa ? » Tous les derniers films de Woody Allen. Et puis le film “The Visitor”.

Il me semble que tu as déjà commencé à avancer sur ton prochain album, peux-tu nous dire quelle direction et couleur va-t-il prendre ?
Trop tôt pour en être certain. Mais pour tout vous dire, j’aimerais que Rise Rec. se débrouille pour sortir un album de mes remixes. Que l’on puisse rapidement enchaîner sur un Maxi + inédits et le clip. En ce qui concerne mon prochain album, j’enregistre sur dictaphone. Il me faut des milliers d’idées pour ensuite me lâcher sur le PC. Senso Data débouche sur la Nature et je pense que je vais essayer de poursuivre l’histoire… Pourvu que l’on me donne les moyens de le faire. Il ne s’agit que d’une question de temps, n’est ce pas !

Hopeless Optimism

novembre 13, 2008
We Were Promised Jetpacks (credits Neil Thomas Douglas)

We Were Promised Jetpacks (credits Neil Thomas Douglas)

Le mois dernier Fat Cat signait le groupe écossais We Were Promised Jetpacks, celui-ci venait ainsi rejoindre sur le label ses compatriotes The Twilight Sad et Frightened Rabbit. C’est d’ailleurs en jetant un oeil ou plutôt une oreille aux amis de la page MySpace de Frightened Rabbit que le label découvrait le quatuor. 
We Were Promised Jetpacks - We Were Promised Jetpacks EP (2007, autoproduit)

We Were Promised Jetpacks - We Were Promised Jetpacks EP (2007, autoproduit)

Le groupe s’est formé en 2003 à Édimbourg alors que ses membres étaient encore au lycée. Avec une simple démo de trois titres réalisée en 2007 le groupe parvient à attirer l’attention de quelques radios anglaises. Il faut dire que les morceaux y sont plutôt bien produits. On y trouve l’entêtant ”Quiet Little Voices”, digne successeur du ”Helicopter” de Bloc Party. Les guitares y sont rapides, dansantes et savent se faire tour à tour mélodiques, noisy et mélodiquement noisy. Obsédante, la ligne vocale est particulièrement bien écrite. Lui succède l’épique ”Moving Clocks Run Slow”. L’abondance des mélodies et l’énergie émotionelle de We Were Promised Jetpacks en font son charme, les jeux de tension continus et les rythmes nerveux en font sa force. Enfin cet EP, pour lequel il existe trois visuels, se conclut en beauté avec ”Let’s Call This A Map”, autre hymne en puissance. Une invitation à la chasse au trésor qui nous donne envie de replonger en enfance et de se prendre pour un pirate mais pas la peine d’aller plus loin ; le vrai trésor est déjà tout trouvé. 

Si l’album sera disponible courant 2009, son enregistrement lui devrait être fini d’ici la fin de l’année. Alors que ”Quiet Little Voices” prend plus de profondeur, de nouveaux titres s’ajoutent progressivement. On peut ainsi découvrir ”Thunder Lightning” dont la rage contenue finit par éclater.  Une gradation et explosion sonore qui laisse paraitre un héritage post-rock  dont les écossais Aereogramme et Mogwai furent les fers de lance. On note l’apparition d’un glockenspiel que l’on retrouve également sur ”Roll Up Your Sleeves”. Un petit ajout dans l’instrumentation qui cumulé avec le chant assuré d’Adam Thompson évoque la prestance et éloquence d’un Arcade Fire. Le meilleur des trois nouveaux titres est certainement ”Ships with Holes Will Sink” où le quatuor démontre une fois de plus sa capacité à trouver les mélodies qui font mouche et les structures qui mettent en valeur chaque instrument. En somme ces morceaux prometteurs vont rendre l’attente très longue.

 

We Were Promised Jetpacks live (credits Neil Thomas Douglas)

We Were Promised Jetpacks live (credits Neil Thomas Douglas)

Bien qu’ils n’aient qu’une vingtaine d’année, les prestations live qu’elles soient électriques ou acoustiques démontrent une véritable maturité d’interprétation. Vous pouvez vous en rendre compte par vous même avec cette version live du titre ”Roll Up Your Sleeve” joué au Barfly : We Were Promised Jetpacks – Roll Up Your Sleeves (live at Barfly) Il faut dire que le groupe joue ensemble depuis un moment, revenons avec eux sur la genèse du projet. 

Comment vous êtes-vous retrouvés ensemble ?
Nous étions à l’école ensemble. Chacun d’entre nous était capable de jouer d’un instrument et nous étions amis. Ca nous a paru logique à l’époque.

Comment avez-vous trouvé le nom du groupe ?
Nous avons eu un nom horrible pour un moment, alors quand on  décidé de changer nous avons fait la liste de tous les autres noms horribles, et finalement on a choisi celui-là. J’imagine que l’on aime l’idée d’avoir ce nom sur les affiches. Il dégage quelque chose de sympa. Une sorte d’optimisme désespéré?

Au tout début, partagiez-vous un intérêt commun pour certains groupes ou genres musicaux? 
Pas vraiment quand on y repense. Je crois que l’on était tous dans des trucs légèrement différents ce qui est génial quand vous venez de commencer.

Qu’écoutez-vous en ce moment?
Frightened Rabbit, The Twilight Sad comme tout le monde. Il y a tellement de trucs bien à Glasgow: Endor, Lyons, John B McKenna et aussi Dupec d’Édimbourg.

Comment décririez-vous l’évolution musicale du groupe ?
Nous avons commencé en écrivant des chansons qui, sans être des chansons pop parce que peu de gens, nous inclus, ne les aimait, étaient beaucoup plus conventionelles en terme de structure.

Vous jouez ensemble depuis le lycée, à quel moment avez vous réalisé que le groupe pourrait devenir votre activité principale?
Après avoir déménagé à Glasgow nous avons réalisé qu’il y avait des gens que ça intéressait. C’était, j’imagine, quelques temps après y avoir joué de façon régulière.

L’année prochaine vous allez sortir votre premier album, comment vous vous sentez à ce sujet?
Excité, nerveux, impatient et excité.

Est-ce qu’il a un titre?
Seulement une ébauche.

Est-ce que l’on y trouvera certaines de vous toutes premières chansons?
Absolument pas.

De quelle chanson êtes-vous les plus fiers? 
C’est toujours la plus récente. A chaque fois que nous en écrivons une nouvelle, elle reste notre préférée pendant longtemps.

Adam parle nous un peu de ton écriture; quelle est ta source d’inspiration ? Une relation particulière avec l’océan/les bateaux ?
Je ne pense pas qu’il y ait une source ou un thème commun. Et rien que l’on ne pourrait vraiment relier avec l’océan ou les bateaux. Ca peut juste être un détail. C’est parfois sur les petits instincts comportementaux humains ou ça peut être quelque chose qui m’irrite. Je crois que ça a beaucoup à voir avec le fait d’être jeune et ce sentiment d’une jeunesse naïve. Pas exactement en tant que sujet unique mais les paroles sont quelque chose auquel j’ai donné récemment beaucoup plus de réflexion…

Y-a-t-il quelque chose que vous voudriez ajouter?
Merci beaucoup de vous intéresser à ce que quatre garçons d’Ecosse peuvent avoir à dire.


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